Deux courtes pièces réunies en une soirée. L’une est une farce, l’autre un drame. Dans Le tragédien malgré lui, Toulkatchov est un être doux, incapable de dire non à qui que ce soit, esclave d’un quotidien domestique. Le chant du cygne fait se réveiller son héros, acteur comique, en pleine nuit, seul dans un théâtre. Se posent toutes les questions existentielles que cette situation suppose. De l’employé de bureau à l’ange déchu du vaudeville, tous deux sont au bout du chemin, prêt à s’envoler vers d’autres cieux. Tchekhov ne résout pas, mais il donne à sentir, à penser. Ici corps et paroles sont intimes, pour le meilleur et surtout pour le rire.
Comédie de l'Est
du 2 au 5 et du 23 au 26 février 2010