Un mot sur l’oeuvre
Ayant longtemps vécu à Clermont-Ferrand, j’ai souvent croisé l’écriture de Jean-Pierre Siméon. Des cahiers de l’ARPA que je lisais, enfant, chez mes parents, aux textes de théâtre que je découvrais à la Comédie de Clermont,
j’ai approché le poète dans une proximité géographique sans jamais le rencontrer réellement.
Quand Catriona Morrison m’a proposé de la mettre en scène sur le Stabat Mater Furiosa, j’avoue avoir été sceptique. Ce texte ne compte-t-il pas de multiples adaptations, interprétations, mises en scène, lectures, depuis sa publication en 1999 ? N’est-il pas aujourd’hui le texte contemporain le plus lu, le plus dit sur nos scènes de théâtre. Faut-il ajouter une nouvelle proposition à celles déjà existantes ?
Le 12 juillet dernier, la milice du parti chiite libanais Hezbollah mène une attaque en Israël, le long de la frontière : deux soldats enlevés, plusieurs autres tués. Puis on connait le reste de l’histoire, la réplique d’Israël et celle du Hezbollah.
Oui. Il le faut. Parce que ce texte est fait pour être dit. Parce que c’est un texte de langue ; un texte de parole. Et que la parole de Jean-Pierre Siméon a été écrite pour qu’elle soit entendue ici et partout. Pour que cesse le bruit abominable de la guerre. Pour que les mots du poète taisent enfin les atrocités de l’homme de guerre.
Ce texte est nécessaire. Absolument nécessaire.
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Distribution
Mise en scène Yves Lenoir
Musique Patricia Dallio
avec Catriona Morrison
Dossier de diffusion
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Les dates en tournée
Représentations
les 13, 14, 15, 18 et 19 mars 2008
à l'Atelier du Rhin à Colmar dans le cadre du Festival Témoins d’Ailleurs
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